Un foulque qui trompette, un héron désabusé par sa pêche infructueuse, un soleil naissant qui nimbe de lumière les canaux, le carillon qui scande les quarts d'heure, bientôt des flopées de cyclistes qui convergent vers les bureaux, les magasins, les écoles, l'ordonnancement des rues, des maisons, des pavages, les pignons à redents dont l'austérité est heureusement distraite par les volets colorés, les contreforts aux bruyères en fleurs de la Weluve qui font une parenthèse dans ce plat pays, bien à l'abri derrière la digue, nous goûtons avec suavité les délices bataves.
Hattem
Une longue montée vers le Nord Est, et la Seine coule paresseusement sous les haubans du pont de Normandie. À partir de Lille, la grande platitude à peine interrompue par les déclivités de la route dues aux franchissements des canaux et des fleuves. L'Escaut par-dessous à Anvers, et plus au Nord, aux Pays Bas, par-dessus, la Meuse et les nombreux bras que le Rhin crée à l'approche de son delta. Le pays s'identifie immédiatement par ses moulins qui jalonnent alors notre route. Nous nous arrêterons au défluent le plus septentrional, l'Ijssel, à Hattem où nous retrouvons avec plaisir Grada et Jeep, et les plaisirs du pays.
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