Photos : façade du musée du Bauhaus, chaise exposée, dans les rues de Weimar, classicisme et jeunesse, au Konditorei.
Hier soir, pendant notre partie de cartes, nous nous demandions si le brame des cerfs durerait longtemps. Les chaleurs des dernières heures auront enfanté un orage dont l'écho du tonnerre roulera dans la montagne et mettra fin aux mugissements sauvages.
Weimar a une réputation mondiale. Comment l'aborder ? Le hasard de notre stationnement (était-ce vraiment une facétie de la fortune ?) nous conduira vers un gros cube de béton, aux lignes strictes qui laisse dubitative la charmante demoiselle qui nous aura aidés à trouver notre chemin et admiratifs ces visiteurs qui entreront avec nous.
Le visionnage de la série "Bauhaus, un temps nouveau" nous avait mis en appétit et nous servira de viatique pour ce musée. La modernité de tout ce qui est exposé est frappante, du meuble aux bouilloires, des poignées de porte aux costumes de théâtre, des esquisses aux sculptures. Tout matériau avait son utilité pratique et artistique, rien de superflu. Et à ma grande surprise, quelques professeurs et étudiants sont allés faire un tour dans l'immatériel, et donc la musique, et leur première référence musicale sera... Erik Satie !
Weimar évidemment célèbre partout Goethe et Shiller, mais ça c'est pour demain.
Weimar respire la culture de partout. Des librairies, des galeries, des magasins d'instruments de musique. Weimar respire la jeunesse. Des poussettes, des vélos cargos, des bras remplis d'enfants. Revers de la médaille : attention aux vélos qui circulent beaucoup et la recherche d'un Konditorei (salon de thé), institution allemande, nous prendra un temps certain, "l'Italie" les ayant supplantés par des gelateria aux noms évocateurs. Il va falloir faire des compromis, mais les Allemands maîtrisent cet art, et seront bien obligés après les élections d'hier.
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