En allant vers l'est le relief aurait des frémissements vallonnés. La culture des choux laisse place à celle plus poétique des sapins de Noël et aussi celle plus prosaïque des betteraves, des pommes de terre. Les villages aux fermes cossues se regroupent autour de leur église et du cimetière, véritable petit parc paysager.
De la plaie qui coupait l'Europe il y a encore un peu plus de 30 ans ne subsiste plus que le panneau commémorant l'événement. Un œil plus attentif observera que les châtaigniers qui bordent la route sont plus récents sur une bonne centaine de mètres, que ce chemin bordé de ronces qui coupe les champs n'est pas très ancien et qu'au village qui suit, les petits immeubles bien qu'ayant subi un ripolinage dissimulant leur teinte grisâtre ont bien conservé leur origine communiste.
Une escouade de grues cendrées nous accueille mais malgré leur placidité apparente elles s'éloignent dès que nous les approchons.
Les faubourgs de Schwerin s'éparpillent façon puzzle dont les pièces seraient les jardins ouvriers, proprets et fleuris où les habitants viennent après manger, soit à 18 heures, les entretenir et éventuellement piquer une petite tête dans le lac au milieu des anguilles.
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