Göttingen : statue de la gardienne d'oies, plaques commémoratives.
Claudsthal-Zellerfeld acquit sa richesse par l'exploitation des minerais de fer si nombreux dans son sous-sol. De nos jours, les mines ont fermé depuis près de 100 ans, mais subsiste une des plus réputées écoles des mines d'où était sorti Wilhelm Albert, l'inventeur génial du câble porteur qui sert encore pour les téléphériques et autres transports de ce type, les ponts suspendus ou à haubans.
Le musée consacrée à ces mines nous semble (logiquement ?) poussiéreux et nous renoncerons à sa visite, mais le chevalement encore visible nous apportera les émotions et la nostalgie attendues.
Est-ce pour cette raison que cette ville moyenne abrite la plus grande église en charpente d'Allemagne mais qui hélas restera fermée. Les promesses apportées par son extérieur resteront sans réponse.
Et en cette période de pandémie, il est cocasse de trouver la maison natale de Koch, le découvreur du bacille qui porte son nom, celui de la tuberculose, le Covid de l'époque en quelque sorte.
"Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen",
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen",
chantait Barbara. N'empêche que cette mélancolie ne semble guère partagée par cette jeunesse étudiante qui éclate de partout, à pied, à vélo, s'agglutine devant la statue de la gardienne d'oies qu'elle fleurit une fois le diplôme obtenu.
Peut-être cette mélancolie est à chercher dans le quartier juif aux nombreuses maisons à colombages où l'on peut trouver sur le trottoir des petites plaques rappelant le destin tragique de leurs habitants.
Hombressen nous permettra de joyeuses retrouvailles avec Régine et Franck, et lors de la promenade qui suivra le rituel café trinken, une odeur tenace de tourbe s'échappant d'une cheminée nous renverra en Irlande.
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